Photo de Les Petits Parisiens

Le Fin Gras du Mézenc est de retour à la carte

Seul restaurant rive gauche à le proposer, pour la 2e année : le Fin Gras du Mézenc est à la carte. Une viande d'exception, une fenêtre courte. Réservez vite.

Il y a des produits que l'on attend. Le Fin Gras du Mézenc est de ceux-là.

Pour la deuxième année consécutive, les Petits Parisiens sont le seul restaurant rive gauche à proposer cette viande d'exception — et c'est tout sauf un hasard. Ici, on ne choisit pas un produit pour son étiquette. On le choisit pour ce qu'il raconte : un territoire, un élevage, des hommes qui travaillent avec patience et conviction.

Un produit né d'un territoire et d'un savoir-faire

Le massif du Mézenc, à cheval entre l'Ardèche et la Haute-Loire, culmine entre 1 100 et 1 500 mètres d'altitude. C'est là, sur 28 communes de haute montagne, que naissent, grandissent et s'engraissent les animaux qui porteront un jour ce nom. Bœufs et génisses passent l'été en pâturage sur de grandes prairies naturelles fleuries — sans labour, sans intrants, dans un équilibre fragile et précieux. L'hiver venu, ils rentrent à l'étable et sont nourris exclusivement au foin de montagne récolté localement. Pas d'ensilage, pas d'enrubannage. Du foin, de l'air, du temps.

Les prairies du Mézenc abritent une plante rare et emblématique : la cistre, ou fenouil des Alpes, qui pousse à plus de 1 500 mètres d'altitude. Ingérée par les animaux, elle infuse dans le gras de la viande des arômes subtils et caractéristiques — une signature gustative unique, impossible à reproduire ailleurs.

Le résultat dans l'assiette ? Une viande d'un persillé remarquable, d'une tendreté rare, avec cette profondeur de goût que seul un élevage lent et respectueux peut produire. Une reconnaissance que l'Europe a officialisée : AOC depuis 2006, AOP depuis 2013 — l'une des quatre seules viandes bovines françaises à bénéficier de ce label.

Une fenêtre courte, une carte qui s'adapte

Le Fin Gras est disponible de février à juin uniquement. C'est cette contrainte qui en fait aussi toute la valeur — et qui correspond parfaitement à la philosophie des Petits Parisiens : une cuisine qui suit le calendrier des producteurs, pas l'inverse.

Cette année, Lucas a imaginé un Bœuf AOP Fin Gras du Mézenc, sauce cacao & angélique, gratin de pommes de terre à la sauge — une assiette qui respecte la noblesse du produit tout en lui apportant la signature créative et curieuse qui caractérise sa cuisine. D'autres variations suivront au fil des semaines, au gré de l'inspiration et de la saison.

La saison est courte. La table, elle, est prête !

Alexandra Puget-Rostand